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« Un souffle, une ombre »: le dernier roman de Christian Carayon

Oula 4 mois sans article sur ce blog, il était temps de se remettre les pieds dans les étriers et de faire mon mea culpa… Un été chargé entre travail, déménagement et un début de grossesse fatiguant m’a un peu éloigné de la lecture et de la rédaction d’articles…

Il est temps de s’y remettre et on attaque avec un super roman que j’ai dévoré d’une traite: « Un souffle, une ombre » de Christian Carayon! Auteur que j’ai découvert avec ce premier polar historique absolument prenant Le diable sur les épaules

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Résumé

Département du Tarn, le 24 août 1980, jour de la fête annuelle de la base nautique, peu avant 10 heures. Le moment exact où la vie a basculé…

Justine a demandé a ses parents l’autorisation de passer la nuit avec sa cousine et deux copains sur un îlot au centre du lac. Une récompense pour le bon travail fourni toute l’année. Promis, ils seraient de retour le lendemain. Le dimanche matin, les adolescents se font attendre. L’un des parents, de rage, parcourt la distance à la nage. Il découvre alors l’étendue du massacre: les corps meurtris, outragés, dénudés. Les familles des victimes, des accusés, la région, tous vont connaitre la chaos et le déclin.

Trente-quatre ans après le drame, l’occasion de dépasser ce traumatisme collectif s’offre à Marc-Edouard. Reprendre l’enquête, faire parler le passé pour peut être le surmonter.

Mon avis

Avec ce roman, on quitte l’atmosphère particulière des 2 précédents romans de Christian Carayon avec son personnage Martin de la Boissière. On reste cependant dans cette région du Tarn affectionnée par l’auteur mais on effectue un saut dans le temps de la France des années 1920 aux années 1980.

Est ce que ce changement est une bonne chose? Je suis un peu mitigée de ce point de vue car j’avais vraiment bien accroché à son premier roman et à son personnage principal. Pour moi, le personnage de Marc-Edouard ne possède pas le charisme de Martin de la Boissière. Loin du milieu judiciaire, il s’agit d’un universitaire, professeur d’histoire contemporaine, qui se trouve à une période compliquée de sa vie aussi bien au niveau professionnel qu’au niveau de sa vie privée. Il va se replonger dans le drame qui a traumatisé sa ville d’enfance, le meurtre sauvage de 4 enfants le 24 août 1980 comme une sorte de pèlerinage, une thérapie pour essayer de résoudre ses propres problèmes.

Cependant, même si le personnage principal ne m’a pas spécialement emballé, le roman et son intrigue m’ont agréablement surpris. Comment un meurtre peut affecter la population d’une ville entière? Comme dans ces 2 précédents romans, l’ambiance en huit-clos est omniprésente et l’auteur insiste bien sur ce fait. On se laisse prendre par l’intrigue au fur et à mesure des découvertes de notre historien.

Le dénouement est pour moi bien mené. Parfois, nul besoin de faire intervenir un psychopathe aux pulsions sanguinaires pour conclure l’intrigue. Malheureusement, des gens ordinaires, que l’on côtoyait tous les jours peuvent également basculer de l’autre côté… il suffit d’une situation, d’une fréquentation…

Une agréable surprise avec ce changement de cap de Christian Carayon même si je reste plus particulièrement conquise par ces deux premiers polars historiques. Ce genre lui sied à merveille et j’ai hâte de découvrir son prochain roman.

Note: 7/10

 

 

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