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« Une Colonne de feu » de Ken Follett: le troisième tome de l’épopée sur Kingsbridge…

On revient aujourd’hui avec un article lecture sur le dernier roman historique de Ken Follett dont la sortie en septembre dernier n’a pas du échapper à grand monde. Il s’agit du troisième tome de la grande épopée sur la ville de Kingsbridge après Les Piliers de la Terre et Un Monde sans fin.

Alors déception ou toujours le même engouement?

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Résumé

Noël 1558, le jeune Ned Willard rentre à Kingsbridge: le monde qu’il connaissait va changer à tout jamais… Les pierres patinées de la cathédrale dominent une ville déchirée par la haine religieuse et Ned se retrouve dans le camp adverse de celle qu’il voulait épouser, Margery Fitzgerald.

L’ascension d’Élisabeth Ire au trône met le feu à toute l’Europe. Les complots pour destituer la jeune souveraine se multiplient, notamment en France où la séduisante Marie Stuart – considérée comme l’héritière légitime du royaume anglais – attend son heure. Pour déjouer ces machinations, Élisabeth constitue les premiers services secrets du pays et Ned devient l’un des espions de la reine. A Paris, il fait la connaissance de la libraire protestante Sylvie Palot dont le courage ne le laisse pas indifférent…

Dans ce demi-siècle agité par le fanatisme qui répand la violence depuis Séville jusqu’à Genève, les pires ennemis ne sont cependant pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance aux tyrans décidés leurs idées à tous les autres- à n’importe quel prix.

Mon avis

Dire que Ken Follett excelle dans le genre des fresques historiques serait un euphémisme… J’avais pu le constater moi-même avec ses deux premiers ouvrages sur le Moyen-âge Les Piliers de la Terre et Un Monde sans fin ainsi qu’avec la superbe trilogie Le Siècle. C’est donc sans vraiment d’appréhension que je me suis plongée dans ce nouveau tome.

Tout d’abord, on retrouve la trame d’ouverture classique chez Ken Follett qui fonctionne mais qui je pense peut devenir redondante et lassante pour certains: le héros amoureux d’une fille qu’il ne peut pas avoir à cause d’une condition sociale ou d’une religion différente et qui doit se résoudre à la voir s’éloigner tout en gardant pour elle un amour inconditionnel jusqu’à la fin de sa vie… Finalement dans ce roman, cet aspect est assez vite relégué en arrière-plan pour aborder des questions plus politiques et religieuses.

Désolé pour les fans de l’atmosphère de Kingsbridge, on ne reste pas longtemps dans cette ville anglaise bien qu’elle reste le point d’ancrage des personnages principaux qui reviennent régulièrement dans le berceau de leur enfance. Dans ce roman, on voyage beaucoup: en France, en Espagne, aux Caraïbes, en Hollande, en Écosse… Le contexte politique et religieux de l’époque oblige effectivement l’auteur à faire voyager ses personnages afin de donner aux lecteurs une vue d’ensemble la plus complète possible sur les troubles européens du 16ème siècle.

Cependant, pour moi on ne se lasse pas des récurrentes explications historiques qui jalonnent le roman. D’une part, elles sont nécessaires pour la compréhension des évènements et d’autre part, Ken Follett arrive toujours à romancer ces transgressions historiques afin de les rendre vivantes et non juste descriptives. C’est justement une des forces de l’auteur que j’apprécie particulièrement.

« Quand un homme est convaincu de connaître la volonté de Dieu, et qu’il est résolu à l’accomplir à tout prix, il devient l’être le plus dangereux au monde. »

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai beaucoup aimé le fond de rivalité religieuse qui court tout le long de l’histoire (notamment la narration du massacre de la Saint Barthélémy en France). Comme toujours chez Ken Follett rien n’est réellement tout blanc ou tout noir. Si j’ai beaucoup aimé le personnage de Ned Willard par son côté idéaliste et tolérant, j’ai bien moins accroché sur Margery qui n’a pas le caractère qu’ont pu avoir les personnages féminins de Ken Follett dans ces autres romans. Heureusement, il y a une multitude de personnages secondaires qui viennent ajouter du relief à la narration comme notamment celui de Sylvie Pallot.

Bref, je m’arrête ici parce que sinon je pourrais continuer pendant longtemps sur ma lancée. Si je devais être complètement honnête je dirais que je l’ai trouvé très légèrement en-deçà des deux autres tomes car peut être moins de drames, de rebondissements et moins d’affinités avec le personnage féminin principal. Cependant, Une Colonne de Feu reste un très bon Ken Follett et ravira aussi bien les lecteurs assidus que les nouveaux venus…

Note: 8/10

 

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